Bienvenue à l'église évangélique A.D.D d'Ales


La soirée que je pensais être la dernière, je l'ai passée en m'amusant avec quelques amis, toute la nuit avec la pensée qu'au moins je jouirais de ceci : ma dernière nuit sur la terre. Dieu fut bon envers moi. Je recouvrai la santé. Il commença à me prendre en main ; gloire à son Saint nom ! Il m'appela en trois occasions différentes, et à la troisième je me donnai à lui, esprit, âme et corps. J'ai trouvé en lui ce que le monde ne pouvait pas me donner : la satisfaction complète. La première fois, j'attendais une jeune femme, quand un jeune homme s'approcha de moi et me fit cette question : "Êtes-vous sauvé ?" Je lui expliquais toutes les choses que je faisais dans la religion, mais pas celles que je faisais dans le monde. .


Il me laissa un prospectus et j'entendis la voix de Dieu retentir à sa question. Ensuite, il vint dans notre ville, une mission à laquelle toutes les Églises prirent part, et le dernier soir je me trouvais à la réunion. Il n'y avait pas d'appel direct à la conversion, autrement j'aurais répondu, car le Saint-Esprit commençait à me travailler. D'abord, ceux qui étaient sauvés se levèrent en réponse au désir du prédicateur. Les uns se levèrent tout de suite, les autres ne savaient pas s'ils devaient se lever ou rester assis ; finalement ils se levèrent aussi. Je vous laisse juger s'ils étaient sauvés ou pas. Pour moi je restais assis ainsi qu'une personne à ma droite. La réunion se termina sans que personne vînt me parler de mon âme. J'avais cependant soif de Dieu, et Dieu me conduisit merveilleusement, gloire à son nom !

Un jour, je me trouvais dans une rue de Londres, quand la mélodie d'un chant parvint à mes oreilles. Je m'approchais et je trouvais plusieurs jeunes gens qui prêchaient la Parole de la Vérité. Un de ces jeunes gens s'appelait Mr. BERHOLZ (il a été président des Assemblées de Dieu en Pologne), il prêchait sur la croix et sur les souffrances de Christ. Son message, quoique dit dans un anglais très imparfait, fit ce que plusieurs prédications en bon anglais n'avaient jamais fait. Et c'est ainsi que je fus amené aux pieds de Jésus. Je me livrais complètement à celui qui était mort au calvaire et les rues de Londres me paraissaient comme pavées d'or quand je rentrais à mon bureau. Alors Dieu commença à faire une œuvre de sanctification dans ma vie. Le Saint-Esprit me montra ce qui devait changer. J'avais plusieurs engagements pour aller jouer du violon en divers lieux, mais celui que j'avais pris envers Jésus me suffisait. Mon violon comprit que son Maître était devenu une nouvelle créature en Jésus-Christ et qu'il ne devait plus jouer de ces mélodies profanes

Je quittais aussi la course à pied, mais je continuais à jouer au football le samedi et pas le dimanche. Mais Dieu me voulait entièrement. Dans sa grâce, Dieu me donna trois avertissements. Deux fois j'eus des accidents à un genou ; or je n'en avais jamais eu auparavant au cours de plusieurs années pendant lesquelles je pratiquais le football. Finalement, pendant que je jouais, un voleur prit tout ce qu'il y avait dans mes poches, mon argent et même une mmontre en or que j'avais gagnée sur la piste. Je décidais de quitter pour toujours le football

Définitivement sauvé je cherchais un "bercail" spirituel, car je ne désirais pas retourner au " vieux vin" du formalisme. Je priais Dieu continuellement, lui demandant de me conduire dans un foyer vraiment spirituel. Chaque dimanche, je sortais pour le trouver et finalement le Seigneur me conduisit dans une rue où il y avait quatre Églises : l'Armée du Salut, les Frères dits "ouverts" (là-dedans j'aurais reçu assez pour faire une belle mort, mais j'avais besoin de quelque chose de plus ; quelque chose avec quoi je pourrai vivre à la Gloire de Dieu et entrer dans son service). Il y avait aussi une Église Spirite et une autre sans étiquette, mais avec du "vin nouveau" au-dedans. Quand j'entendis chanter ce fut assez pour moi. C'était le même chant que j'avais entendu à Whitecross, le chant dit sous l'onction de l'Esprit. Ce qui me décida à appartenir à cette Église ce fut la manière chrétienne dont on me reçut.

Dans nos Assemblées nous devons veiller à bien accueillir nos visiteurs, car cette première prise de contact est d'une grande importance. Dans plusieurs endroits, on les laisse trouver une place, un cantique, sans leur réserver une chaleureuse réception. Cette première réunion à laquelle j'assistai était un service de Sainte Cène. J'entendis parler en langue avec interprétation, mais cela ne me troubla pas du tout. J'étais seulement curieux d'en connaître davantage sur cette manifestation. J'avais trouvé un lieu de repos spirituel et le dimanche suivant, je me suis mis tout à fait au premier rang pour entendre ces langues nouvelles. J'assistai le mercredi à la réunion consacrée aux jeunes. Ce qui me remplit d'admiration, ce fut d'entendre ces jeunes gens expliquer les Écritures d'une façon magistrale. Pendant que je fréquentais ces réunions, j'entendis parler plusieurs fois d'une puissance qu'on devait recevoir. Plus tard - le Seigneur en soit béni - je fus revêtu de cette puissance. C'était le baptême dans le Saint-Esprit.

Georges JEFFREYS vint pour une mission dans notre Assemblée et je m'approchai pour être guéri. Quand il m'imposa les mains au nom de Jésus, je sentis la puissance de Dieu qui traversa tout mon être. Le frère Georges JEFFREYS demanda si je cherchais le Saint-Esprit. Sur ma réponse affirmative, il pria pour moi. Dieu exauça sa prière. Un dimanche matin, pendant que je méditais sur cette parole : "Au-dessous sont les bras de l’Eternel !", e me sentis élevé dans l'infini de Dieu. Sa puissance traversa à nouveau tout mon être me baptisant dans le SaintEsprit. Je magnifiai Dieu en des langues nouvelles. Les paroles humaines ne peuvent exprimer cette bénédiction. Dieu me montra ce que cette puissance était pour son service et il me conduisit à Whitecross street, à l'endroit où il m'avait sauvé, pour que je témoigne de son amour et de sa grâce.

Là, pendant deux ans, une demi-heure chaque jour, il me fut donné de prêcher la croix de Jésus et nombreux sont ceux qui ont trouvé le salut pendant ces jours bénis. Les réunions en plein air le dimanche et le samedi furent mon École Biblique, surtout quand il fallait répondre aux questions que posaient souvent les athées et les libres penseurs. Au cours d'une distribution de traités, de maison en maison, j'arrivai à comprendre la nature humaine et son besoin de l'Evangile. Mais ce ne fut que lorsque, sous une tente, nous commençâmes à prêcher la Guérison Divine aussi bien que le Salut, que nous trouvâmes le chemin des cœurs. Nous avons vu que parfois, lorsqu'un malade incurable est guéri par Jésus, toute sa famille acceptait l'Evangile du salut.

Depuis ce moment, il nous conduit un pas à la fois. Nous ne demandons pas à voir au loin. Un pas à la fois c'est assez, pourvu que Dieu nous conduise. Seigneur, bénis ce témoignage pour tous ceux qui sont appelés à ton service QUE DIEU EN SOIT BENI !

par Douglas Scott