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Comme j’étais dans la prison, au Fort de Nîmes – où il y avait autour de 80 personnes - un petit garçon de 7 à 8 ans tomba en extase plusieurs fois. Un jour, je me trouvai dans la chambre où il était avec une trentaine d’autres prisonniers. Cet enfant reçut l’inspiration et l’Esprit lui fit dire en autres choses : Je te dis, mon enfant, que Bienheureux seront ceux qui verront l’an mil sept cent six. Il fera de grandes choses et ce ne sera pourtant pas la fin. Je te dis, mon enfant, que tes frères seront dispersés ; car ce ne sera pas par force d’armes que la délivrance viendra, mais ce sera par la force de leurs prières. Mon enfant, je te dis qu’ils chanteront mes louanges dans les rues et leurs ennemis viendront se prosterner devant eux. Le roi entendra parler de ce grand bruit et s’en informera : il demandera ce que font ces enfants. On lui répondra qu’ils prient Dieu et il dira : qu’on les laisse prier Dieu.

Il dit qu’il ne resterait qu’un petit nombre de ses frères qui tiendrait bon.

L’enfant tomba dans une autre extase - quinze jours avant qu’on me tirât de la prison - et il dit : Mes chers enfants, ne craignez rien. Dans peu de jours, vous sortirez d’ici, et on vous obligera de porter les armes contre vos frères. Mais je vous ouvrirai un passage et vous irez rassasier vos âmes, et vous trouverez occasion de vous sauver pour revenir au secours de vos frères..

En effet, l’intendant Bâville nous fit sortir, environ une quarantaine. Nous fûmes incorporés dans le régiment de la Serre que l’on envoya en Espagne. Dix-neuf d’entre nous - dont j’étais du nombre - désertèrent d’Espagne et se sauvèrent au Portugal, d’où nous fûmes transportés, sur un vaisseau de la Reine, en Angleterre où nous arrivâmes au commencement d’octobre 1704.

Il y avait, chez mon Père, un berger nommé Pierre Bernaud qui était un pauvre imbécile. Il me priait quelquefois de le mener aux Assemblées. Mais je n’osais pas le faire, me défiant de sa faiblesse, et par conséquent, de son indiscrétion.

Je me hasardai pourtant une fois et je le menai à une Assemblée qui se fit de nuit. Etant là je remarquai qu’il se mit à genoux et qu’il y demeura environ deux heures. Incontinent après il tomba comme mort ; ensuite, tout son corps fut beaucoup agité. Le lendemain, il retomba et ses agitations furent extraordinairement grandes. Comme il était couché à la renverse, son corps se soulevait et sautait comme s’il avait été ainsi secoué par quelque homme fort. Nous eûmes peur qu’il se blessât ; et trois d’entre nous voulurent le tenir, mais il fut impossible d’arrêter la violence de ses mouvements. Il continua dans le même état en se frappant, et il était tout trempé de sueur. Les mêmes accidents lui arrivèrent encore deux ou trois fois avant qu’il parlât.!

Extrait du livre