Bienvenue à l'église évangélique A.D.D d'Ales

Extrait du livre « Approchez-vous de Lui » de John BEVERE


Dans son message à cette église d’Asie, Jésus affronte justement cette apathie, ce qui est répandue dans les églises aujourd’hui. Voici ce qu’il dit : Voici je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi (Apocalypse 3 : 20)


Je suis toujours surpris lorsque j’entends des prédicateurs utiliser ce verset pour un appel aux inconvertis. Jésus ne parle pas du tout de cela. Il parle à son Église ; il parle à des croyants qui n’ont plus ni passion ni zèle. Remarquez bien, il dit : « Si quelqu’un entend… ». Qu’est-ce qui nous empêche d’entendre ? Nous ne pouvons plus entendre sa voix lorsque notre âme est déjà rassasiée. Dieu a envoyé Moïse dans le désert, loin des distractions de l’Égypte, pour obtenir son attention. En une seule rencontre avec lui, Dieu obtint toute l’attention de Moïse au point qu’il ne fut plus jamais distrait, quel que soit l’endroit où il se trouvait – même lorsqu’il revint en Égypte !

Jésus a dit qu’il entrerait chez quiconque entendrait sa voix et lui ouvrirait la porte de son âme, et qu’il viendrait rompre le pain avec cette personne. Il veut offrir à notre âme le « Pain de Vie » : il est le Pain de Vie. Une autre traduction de ce verset dit : « Si vous entendez mon appel et si vous ouvrez la porte, j’entrerai et nous mangerons ensemble comme des amis ». J’aime cette formulation parce qu’elle montre bien que partager un repas représente un niveau élevé d’intimité. Lorsque je voyage, j’aime bien partager au moins un repas avec le responsable de la conférence ou le pasteur, parce que c’est autour de la table que nous pouvons mieux nous connaître. Autour d’un repas, un échange plus profond que dans toute autre circonstance a lieu. C’est la raison pour laquelle Paul nous demande de ne pas manger avec quelqu’un qui prétend être chrétien tout en vivant dans la débauche (voir 1 Corinthiens 5 : 11). En mangeant ensemble, nous ouvrons notre coeur et nous vivons un degré d’intimité plus profond. Si l’autre personne vit dans un état flagrant de rébellion, cet échange n’est pas bon pour nous d’un point de vue spirituel.

NOUS AURONS FAIM DE CE QUE NOUS MANGEONS

La faim est l’élément clé pour notre recherche de Dieu. Mais nous devrions comprendre que c’est à nous de contrôler notre appétit et non pas à Dieu. La question est la suivante : quels appétits ou quelles envies allons-nous développer ? Il existe un principe spirituel qui ne changeras jamais : nous aurons faim de ce que nous mangeons.

Je suis né de nouveau alors que je faisais partie d’une fraternité à l’université, c’est-à-dire d’une association d’étudiants qui possèdent des règles communes et souvent vivent ensemble dans une maison. Un soir, je me trouvais dans la cuisine à la recherche de nourriture et j’entendis le Seigneur me dire : « Ton corps est mon Temple, prends-en soin ! ». Il faut dire qu’en ce temps-là, j’étais « accro » à la nourriture industrielle. J’utilise volontairement le terme « accro » car il décrit bien un état de dépendance. Je mangeais de mauvais aliments uniquement parce que j’en avais envie. J’aimais les sodas, les bonbons, les fast-foods, les beignets et toutes sortes de nourritures grasses et produites industriellement. J’avais envie de manger toutes ces choses malsaines uniquement parce que leur goût me plaisait. Ma conception d’un bon repas se résumait à un Big Mac, un Coca-cola et des frites.

Lorsque Dieu me parla, je compris que mon corps était une demeure pour l’Esprit de Dieu aussi bien que pour moi. En réfléchissant, je m’aperçus que si j’avais payé très cher une belle voiture, je prendrais grand soin d’utiliser de l’essence et de l’huile de bonne qualité pour qu’elle fonctionne bien et dure le plus longtemps possible . mon corps était unique et irremplaçable, contrairement à une voiture. Je décidai de modifier immédiatement mon régime alimentaire. Je commençai à lire et à m’informer des besoins de mon corps, de la nourriture qui lui donnerait un fonctionnement optimum et lui permettrait de durer plus longtemps. Tout cela me prit du temps, mais après des quelques années, mon régime alimentaire avait changé radicalement.

Je m’aperçus qu’il y avait un avantage supplémentaire à cette décision. Lorsque j’ai commencé à manger de la nourriture saine, je n’en aimais pas le goût : je mangeais parce que c’était bon pour moi. Mais au bout d’un certain temps, mes goûts ont changé. Auparavant, entre un repas au fast-food et une salade composée, j’optais sans hésiter pour le hamburger et les frites. Mais aujourd’hui, devant un choix similaire, je choisis la salade sans même un regard pour le hamburger. Cela va même plus loin, car lorsque je voyage, je préfère ne pas manger s’il n’y a devant moi que de la mauvaise nourriture : je préfère rester à jeu plutôt que de manger ce que pourtant j’aimais auparavant. Ce genre de nourriture ne me fait plus envie, je ne l’aime plus.

Ce principe est aussi vrai d’un point de vue spirituel : notre âme voudra ce que nous lui donnerons à manger. Si nous consommons du sport d’une manière incessante, nous nous nourrirons d’Eurosport. Si notre régime est fait de films et d’informations « people », nous nous abreuverons de chaînes de cinéma, de magazines et de conversations autour des vedettes du grand écran. Si nous consommons les nouvelles du monde des affaires et de évènements planétaires, nous serons avides de ce type d’informations. Si nous trouvons notre satisfaction dans la décoration, les voitures ou la mode, notre passion s’enflammera au contact d’une personne qui partage nos centre d’intérêts et toute discussion sur un sujet spirituel nous apparaîtra bien peu intéressant. Nous aurons alors du mal à lire la Bible ou à passer du temps dans la prière. Mais, si au contraire, bous nous nourrissons régulièrement de la Parole de Dieu, nous n’aurons aucun mal à trouver du temps pour prier et nous nous réjouirons de parler du Royaume de Dieu ? Nous aurons faim de la présence de Dieu et nous désirerons passer du temps avec lui.

---John BEVERE---