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Réponcses éclairées aux questions d'un musulman à un chrétien

Frédéric TOBAL

Le sommeil

Une dangereuse illusion !

Pour la première fois, la Bible est mise en question, soi-disant au profit du Saint-Esprit. Or, cette Bible –qui est contestée parce que « la lettre tue, mais l’esprit vivifie » - nous annonce pour la fin des temps des signes et des prodiges mensongers. Ils le seront automatiquement s’ils ne sont pas conformes à la Bible. Or, tous les signes de Bethel Church pointent dans la même direction : vers un faux message, le dominationisme. Il s’agit de reprendre à Satan le contrôle de la terre, lui reprendre le butin qu’il a ravi à son église. Ce qui existe dans le ciel doit être libéré sur la terre maintenant, d’où le titre du livre de Bill Johnson « Quand le ciel envahit la terre ».

Or, pour l’auteur, un obstacle se dresse contre la venue de ce réveil : c’est que de trop nombreux chrétiens attendent le retour de Jésus-Christ au lieu de se concentrer sur la « grande commission ». Il faut donc une nouvelle réforme apostolique. Cet enseignement est foncièrement anti-biblique ; jamais Jésus n’a confié à ses disciples le soin de dominer la terre avant son retour, c’est lui que le fera lors de la Parousie et le Royaume est encore à venir.

Pour l’heure, tout ce que nous pouvons faire, c’est de donner des signes du Royaume qui vient ! Il est vrai que Bill Johnson fait peu de cas de l’autorité de la parole de Dieu. Pour lui, la Bible est incomplète et doit être complétée par les nouvelles révélations aux apôtres du mouvement. Ceci est typiquement la démarche de toutes les sectes qui font fi de l’avertissement donné par l’Apocalypse « à ceux qui ajoutent quelque chose au contenu de ce Livre ». D’autre-part, sans le recommander formellement, le mouvement de Bethel tolère le « Grave suckling » c’est-à-dire le fait d’aller s’allonger sur les tombes des grands hommes de Dieu décédés pour en récupérer l’onction. Or, ceci rejoint le spiritisme. Dieu, en effet, condamne sans appel toute tentative d’entrer en contact avec le monde des défunts. Opposer l’Ecriture et l’Esprit est une hérésie majeure. Le texte que cite Bill Johnson « la lettre tue, mais l’esprit vivifie. » ne signifie nullement que l’étude de la Bible est néfaste, mais que pour être utile, elle doit être vivifiée par le Saint-Esprit qui ne peut apporter la moindre révélation qui contredise ce qu’il a lui-même révélé dans l’Ecriture. Tout au plus, le Saint-Esprit apportera-t-il de nouvelles lumières sur le texte biblique.

Le dominationisme, c’est-à-dire, la prise de contrôle des leviers de pouvoir par l’église, est éminemment dangereux. Trois exemples peuvent être invoqués à cet égard : - le constantinisme, quand l’empereur romain s’est « converti » au christianisme et qu’il a « christianisé » l’empire. En fait de christianisation, c’est le christianisme qui a été paganisé, comme on le voit avec l’Eglise du Moyen-Age. Cela aboutit au « césaro-papisme », l’alliance du sabre et du goupillon où, pour pouvoir régner, l’Eglise a été obligée de se soumettre à toutes sortes de compromis qui ont fini par la déconsidérer. Contrairement aux catholiques et aux protestants, les églises évangéliques n’ont jamais été « églises d’état » ; cela leur manque et elles en rêvent.

- L’épisode du moine florentin Savonarole, qui, après avoir dénoncé les crimes des Médicis, obtint des responsables de la ville de Florence d’organiser la cité selon les principes bibliques. Petit à petit, il en vint à créer une véritable police des moeurs et de la pensée, imposant la sainteté par décrets. Cette théocratie devint tellement insupportable qu’elle éclipsa l’oppression des Médicis qui finirent par être rappelés après que le gouvernement théocratique de Savonarole ait été renversé. - La théocratie genevoise de Calvin, qui elle aussi, était adossée à une sorte de police des moeurs et de la pensée et qui, sans atteindre les excès de Savonarole à Florence, ne fut cependant pas une réussite. D’ailleurs, parlant de l’église de Bethel, David Wilkerson avait déclaré : « De toute manière, l’église ne peut pas avoir l’approbation du monde ».

.../... (suite du texte en mars) J.M. Thobois (Keren Israël)